Vendredi 7 juin 2019

à 14h


La Ruée vers l’or

(The Gold Rush)
de Charlie Chaplin
avec Charlie Chaplin, Mack Swain, Tom Murray
1925 / États-Unis / 1h21 / DCP / vostf


Pris dans une tempête de neige, un pauvre prospecteur solitaire trouve refuge dans la cabane isolée de Black Larsen, un dangereux repris de justice, qui refuse de le secourir. Entre alors Big Jim, autre prospecteur à la recherche d’un abri...

La présentation d’un film de Chaplin, écrivait le Los Angeles Evening Herald, est toujours un événement exceptionnel… Il n’y avait pas un siège de libre à l’avant-première. [...] Le prologue, raconte le reporter, était d’une beauté inouïe… Grauman s’est surpassé lui-même pour cet événement, et la première de La Ruée vers l’or ne sera sans doute jamais égalée. Ou alors, seul un génie comme Grauman en sera capable. Le rideau se levait sur un paysage du Grand Nord, révélant un banc de phoques en train d’escalader un bloc de glace escarpé. Les phoques étaient bientôt rejoints par un groupe de danseuses eskimo. [...] Ce n’est qu’à la fin de ce long prélude que le public put enfin découvrir le film ; mais l’impression qu’il leur laissa éclipsa sans nul doute le souvenir du spectacle offert par Grauman. À la fin de la projection, le film fut applaudi pendant de longues minutes, et le réalisateur vedette fut réclamé sur scène. Il déclara qu’il était trop ému pour se lancer dans un grand discours, ce qu’il fit néanmoins, et plutôt brillamment, n’étant pas à un paradoxe près. Georgia Hale fut frappée de constater que c’était l’une des rares fois où Chaplin semblait ne pas douter de son travail : « Il était confiant pour ce film. Il avait vraiment le sentiment que c’était son meilleur. Il paraissait assez satisfait. »

David Robinson, Copyright MK2, 2004

Piano : Roch Havet
Basse électrique : Guillaume Farley
Batterie : Aidje Tafial