Dimanche 24 mai 2026

à 19h


Paris qui dort

de René Clair
avec Henri Rollan, Albert Préjean, Madeleine Rodrigue
1925 / France / 1h07 / DCP

Copie : Fondation Jérôme Seydoux - Pathé
Restauration 4K entreprise par la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé en 2018 au laboratoire L’Immagine Ritrovata, avec le soutien du CNC.

Le gardien de nuit de la Tour Eiffel s’aperçoit à son réveil que Paris est immobile : tous les habitants sont endormis ou paralysés dans l’attitude qu’ils avaient à 3 h 25 du matin. Cinq autres personnes arrivées en avion au cours de la nuit ont également été épargnées, parce qu’elles étaient comme lui dans une position élevée…

« Vous êtes-vous jamais imaginé toutes les rues et tous les monuments de Paris vides et déserts, la grande ville complètement morte, les horloges arrêtées ainsi que tout mouvement humain ou mécanique ? » L’idée est simple mais novatrice, fruit de l’inspiration d’un jeune homme de 25 ans, René Chomette, bientôt Clair, une nuit de novembre 1922. Tourné l’été suivant, Paris qui dort donne lieu à des effets visuels surprenants et révèle déjà le talent singulier et enchanteur du cinéaste. Henri Diamant-Berger finance le film, offrant au jeune Clair une équipe artistique et technique, mais peu de moyens. Une fois montée, l’œuvre reste sur une étagère, faute de distributeur. C’est le succès d’Entr’acte, présenté au Théâtre des Champs-Élysées en décembre 1924, qui permet la sortie du film par l’Agence générale cinématographique, avec comme double titre Le Rayon diabolique, dans un métrage de 1 480 m. Si ce joyau poétique et burlesque trouva les faveurs du public et de la critique, René Clair se montra par la suite sévère à l’égard de cette œuvre de jeunesse qu’il considérait bafouée par son producteur.

La Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

Accordéon : Virgile Goller
Saxophone soprano, clarinette basse : Laurent Rochelle