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Les Hommes le dimanche
(Menschen am Sonntag)
de Robert Siodmak
avec Brigitte Borchert, Christl Ehlers, Annie Schreyer
1930 / Alemagne / 1h13 / DCP / vostf
Copie : Tamasa Distribution
Cinq personnages jouent dans ce film les mêmes rôles qu’ils tiennent dans la vie : chauffeur de taxi, vendeuse de chaussures, vendeuse de disques, représentant en vin, figurant. Ils sont simplement des hommes et des femmes de la ville. Wolfgang fait la connaissance de Christl et l’invite à l’accompagner à un pique-nique, le lendemain, à la plage du Wannsee, haut lieu de loisirs berlinois...
Œuvre de jeunesse de futurs talents d’Hollywood, Les Hommes le dimanche n’en est pas moins un film notable du cinéma réaliste allemand. Cette chronique est une peinture réaliste, sensible et féroce, de la vie de cinq jeunes citadins. Fiction imbriquée au documentaire, elle s’inscrit dans le mouvement artistique du « Neue Sachlichkeit » qui se caractérise par la représentation du réel dépouillé de tout artifice. [...] La grâce et la finesse des scènes prises sur le vif soulignent tout autant la rêverie, la sensualité, l’enchantement qu’offre le temps suspendu, que la vacuité sociale et urbaine, la pauvreté, le désenchantement et le pessimisme attenant. Le budget est dérisoire, le film est tourné en décors naturels, interprété par des acteurs non professionnels d’après un scénario improvisé. Il sort sur les écrans en 1930, en plein essor du cinéma parlant, et bien qu’il aille délibérement à l’encontre des schémas commerciaux établis, son caractère novateur lui assure un certain succès critique en Allemagne et à l’étranger.
Samantha Leroy - Cinémathèque française
Violon : Sylvain Rabourdin
Arpeggione : Simon Drappier
Violoncelle : Lina Belaïd
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