Vendredi 22 mai 2026

à 21h30


Ma grand-mère
(Chemi Bebia)

de Konstantine Mikaberidze
avec Alexandre Takaichvili, Bella Tchernova, Evgeny Ovanov
1929 / Géorgie / 1h12 / DCP / vostf

Copie : Centre national du cinéma géorgien (Géorgie)

Un bureaucrate consciencieux est licencié de son entreprise. Après de longues errances à la recherche d’un emploi, il rencontre un ami qui lui conseille de trouver une « grand-mere », c’est-à-dire un protecteur haut placé. Mais la lettre de recommndation dont il dispose invite à ne confier aucun travail à son porteur, qualifié d’effronté quémandeur...

Redécouvert en 1967, Ma grand-mère se situe entre la comédie et le drame. Influencé par l’expressionisme allemand, le constructivisme, l’avant-garde française et le surréalisme, cette satire caustique reflète avec une certaine irrévérence les turpitudes de son époque et de la bureaucratie. Modèle d’excentricité du cinéma soviétique d’avant-garde, l’histoire est celle d’un employé licencié qui tente de récupérer son poste grâce à la recommandation d’une « grand-mère », un protecteur haut placé. Critique acerbe du système bureaucratique, le film est un déchaînement de techniques expérimentales (stop motion, perspective, montage rapide), entre slapstick, constructivisme et futurisme. Interdit pendant près de 40 ans, il est depuis reconnu comme un chef-d’œuvre du cinéma muet géorgien.

La séance sera présentée par Sofia Babluani (Centre national du cinéma géorgien)

Clarinette, guitare : Jaafar Aggiouri
Piano : Michael Wookey
Contrebasse : Pauline Dupuy
Batterie : Emilie Rambaud