Jeudi 21 mai 2026

à 14 h


Les Trois Âges
(Three Ages)

de Buster Keaton et Edward F. Cline
avec Buster Keaton, Margaret Leahy, Wallace Beery
1923 / États-Unis / 1h03 / DCP / vostf

Trois intrigues situées dans trois périodes historiques — la préhistoire, la Rome antique, et l’époque Contemporaine — s’entrecroisent pour prouver l’intemporalité des rapports amoureux entre l’homme et la femme. Dans chaque séquence, les personnages s’affrontent pour obtenir l’attention de la même femme...

Plus ça change... et plus c’est la même chose ! C’est ce qu’a voulu nous prouver Buster Keaton dans Les Trois Ages. Il le fit avec beaucoup d’humour en nous présentant la même idylle vécue au temps de la préhistoire, sous le règne de César, et de nos jours. Riche en trouvailles heureuses, Les Trois Ages témoignent d’une évolution considérable dans la compréhension du film comique. Dans un article de Buster Keaton, que nous avons publié la semaine dernière, le grand artiste n’exposait-il d’ailleurs pas lui-même les progrès de cette évolution depuis le temps, pas si lointain, de « l’explosion » et du « fromage blanc » ? « Ce n’est pas tâche aisée, disait-il, que de rendre la vie plus drôle qu’elle ne l’est ! » Nous le comprenons fort bien et n’apprécions que davantage le travail et les efforts de ceux auxquels nous devons l’agréable récréation qu’est un bon film comique.

Cinémagazine, 1925 – n° 9, 27 février 1925

Chant, machines : Sam Brault
Trompette : Ludovic Schmidt
Basse électrique : Antoine Ferris
Batterie : Rémy Gouffault