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La Dixième Symphonie
de Abel Gance
avec Séverin-Mars, Emmy Lynn, Jean Toulout
1918 / France / 1h31 / DCP
Copie : La Cinémathèque française
Eve Dinant, une riche héritière, est sous l’emprise de deux aventuriers sans scrupules, Fred Ryce et sa soeur. Accidentellement, elle tue cette dernière et est obligée d’abandonner une partie de sa fortune à Fred qui la fait chanter...
Ce mélodrame, tourné durant l’été 1917 et sorti en 1918, est une œuvre de jeunesse intéressante d’Abel Gance, qui connaîtra plus tard la célébrité avec des films tels que J’accuse, La Roue et Napoléon. Contrairement aux grandes fresques qu’il réalisera par la suite, il s’agit d’un drame intimiste, filmé principalement en plans moyens ou en gros plans, mettant l’accent sur l’expression des visages des acteurs. La plupart des décors représentent des intérieurs richement décorés, mais lorsque Gance souhaite concentrer l’action sur les sentiments des personnages, les acteurs sont filmés sur fond noir, ou accompagnés uniquement d’objets symboliques, comme la statue d’une divinité orientale lors des scènes de mort, pour symboliser l’impuissance des personnages face à leur destin. Dans la plus pure tradition romantique, le film s’attache à montrer que l’art est le fruit du tourment et de la souffrance. Le personnage du compositeur, inspiré par Beethoven et absorbé par une symphonie, fait partie de la galerie de personnages marquants qui peuplent l’œuvre de Gance.
Musique originale composée par Benjamin Moussay
Violon : Frédéric Norel
Piano : Benjamin Moussay
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