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Les Filles de Kohlhiesel
(Kohlhiesels Töchter)
de Ernst Lubitsch
avec Henny Porten, Emil Jannings, Jakob Tiedtke
1920 / Allemagne / 1h05 / DCP / vostf
Copie : Friedrich-Wilhelm-Murnau-Stiftung (Wiesbaden / Allemagne)
Kohlhiesel a deux filles, également robustes, mais de caractères très différents. Gretel est douce et coquette, alors que Liesl est une souillon revêche. Xaver tombe amoureux de Gretel, mais Kohlhiesel lui refuse sa main jusqu’à ce qu’il trouve un mari à Liesl...
Avant de se faire connaitre à Hollywood et de marquer l’histoire du cinéma de sa « Lubitsch Touch » avec des films inoubliables comme Sérénade à trois ou To Be or Not to Be, Ernst Lubitsch a connu des débuts auréolés de succès dans l’Allemagne des années 1910 et 1920. Durant l’hiver 1919-1920, il transpose les personnages de Shakespeare dans les montagnes bavaroises : Les amants de Vérone dans Roméo et Juliette dans la neige et ceux de La Mégère apprivoisée avec Les Filles de Kohlhiesel. Ce dernier est l’œuvre la plus populaire de Lubitsch, régulièrement projetée dans les salles jusqu’à la fin des années 20. Dans cette farce paysanne, l’actrice Henny Porten joue les rôles des sœurs Liesel et Gretel, la harpie face à la désirée. Le double portrait allégorique se révèle être une furieuse guerre des sexes. Ce film sur les apparences trompeuses et la beauté de l’âme est un bijou de bouffonnerie : tout est exagéré pour souligner le caractère grotesque de l’histoire et des caractères. Jouant du comique de situation, Ernst Lubitsch livre un film énergique, particulièrement rythmé, teinté d’un certain sens du burlesque qui a marqué la première partie de son œuvre.
Festival Lumière - www.festival-lumiere.org
Piano : Roch Havet
Trompette : Xavier Bornens
Batterie : Aidje Tafial
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